top of page
Rechercher

La guerre d'Algérie et autre guerres de (dé)-colonisation. Transmission traumatique transgénérationnelle.

Photo du rédacteur: Mu Riel
Mu Riel
il y a 4 jours
2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 3 jours

Des mémoires de guerre.

Les conflits entre les peuples, les guerres, la domination, la colonisation, l'asservissement et l'accaparement des richesses, laissent des blessures qui continuent à se transmettre par delà les générations jusque dans nos corps et nos manières d'être au monde.

Notre histoire personnelle, familiale, collective s'insère toujours dans la "grande histoire".

Et parfois, quand les combats ont cessé à l'extérieur, il peut subsister des parties en nous qui continuent de vivre ces conflits et ces mémoires de dévastation.

Comme si le feu de la destruction demeurait encore dans nos coeurs et dans nos chairs.



Guernica, Picasso
Guernica, Picasso


L'Algérie.

Ma trajectoire personnelle et familiale est connectée à cette terre, dans mes accompagnements je rencontre de nombreuses personnes liées de ce pays. J'observe à quel point les séquelles de la colonisation et de la guerre sont encore actives.

Un grand-père disparu, une arrière-grand-mère violée, une terre spoliée, un oncle engagé de force, une famille anéantie, parfois un silence transmis de génération en génération.

Des histoires connues, d'autres tues, oubliées ou impossibles à raconter.

Ceux qui ont subi, ceux qui ont combattu, ceux qui ont obéi, ceux qui ont résisté, ceux qui ont fui, ceux qui ont commis des violences, tous sont profondément marqués.


Quand la guerre continue à l'intérieur.

La guerre d'Algérie et autres guerres de (dé)colonisation. Transmission traumatique transgénérationnelle.

Que se passe-t-il lorsque nous sommes reliés à plusieurs "camps", lorsque nos ancêtres qui parfois se haïssaient agissent dans nos inconscients?

Comment accueillir toutes ces influences en nous, parties qui se sont fait la guerre et se sont détruites?

Cela peut ressembler à une fracture intérieure, comme si nous étions fendus en deux, entre notre droite et notre gauche, entre la tête et le cœur.

Entre deux cultures que l'on aime et qui nous façonnent, entre deux appartenances, entre la révolte et la soumission.



De la fracture à l'unité.

Accueillir et observer. Regarder ce qui a été fait, ce qui a été subi, sans jugement, pour enfin s'extraire de la dualité.

C'est là que peut commencer le processus de rédemption

Révéler ce qui a été caché, transformer ce dont nous avons hérité.

Retrouver la capacité d'aimer, la solidarité, la coopération, la douceur de vivre, alchimiser par la parole, par la conscience, par la présence, cette histoire de souffrance nous permet de réunifier en nous ces parts fissurées.

Et nous pouvons alors aller puiser dans chacune d'elles les ressources, les forces et les lumières qu'elles portent.

Lâcher le combat pour recevoir la vie.







 
 
 

Commentaires


bottom of page